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Les Samedis Musicaux de Prades

L'association "Les Samedis Musicaux" de Prades organise un samedi par mois un concert à Prades, dans les Pyrénées-Orientales (France). Consultez régulièrement ce site Internet ou abonnez-vous à notre bulletin électronique d'informations pour découvrir la programmation de nos prochains concerts.

Samedi 2 mars 2013 à Prades - "Autour du blues du Delta - Echoes of Robert Johnson" - Philippe Mouratoglou, Jean-Marc Foltz, Bruno Chevillon, Julien Rigaud - Auditorium du Lycée à 18 h 30

Publié le 17 Février 2013 par Samedis Musicaux in Concerts archivés

Logo Samedis Musicaux couleur
CONCERT DU 2 MARS 2013 À PRADES 
« TRAVELING RIVERSIDE :
ECHOES OF ROBERT JOHNSON »Echoes of Robert Johnson 2
Philippe Mouratoglou, guitare et chant
Jean-Marc Foltz, clarinette - Bruno Chevillon, contrebasse
Julien Rigaud, ingénieur du son
 
LES SAMEDIS MUSICAUX DE PRADES
71, rue du Palais-de-Justice, 66500 Prades
Renseignements : 04 68 96 11 35
 
Entrée : 15 €. Adhérents : 12 €. Entrée libre jusqu'à 12 ans.

 Billetterie : Office du tourisme, Magasin Renouf et à l’entrée

 

 
« I’m a steady rollin’ man, I roll both night and day » (Robert Johnson)
 
En 1936-1937, Robert Johnson enregistre en quelques mois 29 chansons qui vont influencer toute la musique du XXe siècle, puis il s’éteint mystérieusement à l’âge de 27 ans. Pour célébrer le cinquantenaire de sa disparition, Columbia Records inaugure en 1988 un cénotaphe à la Mount Zion Baptist Church sur lequel on peut lire : «  Robert Johnson, roi des chanteurs du Delta. Malgré sa courte vie et sa brève carrière discographique, son œuvre est considérée comme une des plus puissantes de son genre : un portrait hanté et lyrique de l'esprit humain. »
A l’écoute de ses enregistrements, j’ai été frappé par l’extrême originalité de son langage, inventif et presque étrange. J’ai été impressionné par cette virtuosité remarquable, dans la combinaison d’une guitare élaborée et d'un chant si original.
J’ai été touché par cette musique enregistrée in extremis, et me suis demandé ce qu’elle aurait pu devenir, si Robert Johnson avait eu l’occasion de la développer par la suite. Imaginer ce devenir possible m’a donné la première impulsion. Lors d’un récital solo, j’ai alors intégré quelques morceaux de Robert Johnson, pour voir... voir ce que ça donnerait de jouer du blues sans vraiment venir de là. Partir de ce blues très singulier puis découvrir un angle et des perspectives.
Jouer la guitare classique nous confronte à une certaine solitude, qui me rappelle celle du bluesman. Pour ce projet, en revanche, j’ai cherché des compagnons de route, des musiciens sans a priori esthétique, prêts à tenter l’aventure et voir où cela nous mènerait. L’idée de Jean-Marc Foltz et Bruno Chevillon s’est imposée par affinité, par amitié, par convergence et par envie de complicité créative.
Ces musiciens polyvalents dont l’univers est loin du blues des origines devaient me permettre de prendre de la distance avec le sujet, et ce dernier devait, en retour, nous interroger dans nos habitudes respectives. J’ai imaginé une contrebasse qui compléterait la guitare pour former un instrument à cordes étendu, susceptible de développer des textures. J’entendais une clarinette qui répondrait à la voix, un peu comme un reflet ambigu ; une sorte d’alter ego évoquant la mythologie « diabolique » de Robert Johnson et apportant par ailleurs un univers de couleurs abstraites ou évocatrices. Enfin, concernant la guitare, je cherchais quelque chose que je n’avais pas fait auparavant. J’ai décidé de travailler dans les open tunings de Robert Johnson et découvert ainsi des possibilités inédites et des couleurs particulières. J’ai écrit de la musique et tenais à ce qu’on improvise, pour garder un espace qui reflète cette liberté inspirée si frappante chez Robert Johnson.
Dans le blues, il y a selon moi quelque chose qui n’est jamais résolu, une dimension qui reste toujours ouverte. D’où l’idée de travailler autour de Robert Johnson.
Une copie stylistique de ce qui a déjà été fait n’aurait aucun sens pour moi.
Robert Johnson, le solitaire, a laissé une empreinte dans notre mémoire qui résonne en nous quelles que soient nos origines ; ce trio en imagine, à sa façon, un prolongement. « Ce n’est plus tout à fait du blues, c’est autre chose. Echoes of Robert Johnson. »
PHILIPPE MOURATOGLOU

Echoes of Robert Johnson 1
Bruno Chevillon
Evoluant aux confins de la musique improvisée, de la création contemporaine et du jazz libre, Bruno Chevillon s’est imposé comme l’une des voix majeures de la contrebasse, alliant avec une assurance remarquable les vertus d’un accompagnateur à la présence déterminante à celles d’un improvisateur capable d’explorer jusqu’au tréfonds les possibilités expressives de son instrument.
Recherché par les principaux acteurs de la scène hexagonale (Louis Sclavis, Daniel Humair, Michel Portal, notamment), il incarne la prolongation de l’émancipation de la contrebasse dans le geste improvisé amorcée, en France, par Jean-François Jenny-Clark, Joëlle Léandre et Barre Phillips, dont il reprend les innovations avec une élégance et une fraîcheur qui semblent sans grand équivalent.
Bruno Chevillon a découvert en parallèle les arts plastiques, la photographie et l’étude de la contrebasse classique. De cette formation pluridisciplinaire, il est tentant de voir des prolongements dans sa pratique sophistiquée de l’improvisation libre : traitement de la matière sonore, goût de la performance en solitaire, attention au geste, relation physique à l’instrument, curiosité pour les échanges artistiques, indifférence aux normes stylistiques, attrait pour l’expérimentation…
S’imposant comme le plus talentueux contrebassiste de sa génération, il devient l’un des animateurs essentiels d’une famille d’improvisateurs français qui tourne le dos aux académismes et revendique le questionnement esthétique comme moteur créatif. Il révèle un tempérament d’expérimentateur, adepte de l’archet, dont il maîtrise la technique, et d’un panel de modes de jeu étendu (baguette, mailloches, préparation des cordes, résonances, percussion…) auxquels il ajoute parfois sa propre voix.
 
Jean-Marc Folz
Grandi entre répertoire symphonique, musique vocale et orchestres de swing, Jean-Marc Foltz négocie ensuite de fructueux zigzags, favorisé par une curiosité aiguisée et des rencontres opportunes qui font de lui un clarinettiste majeur et des plus atypiques en ce début de siècle. Rompu à l’interprétation classique, vite attiré par la musique contemporaine, il intègre dès 1988 les ensembles Accroche Note, Musikfabrik, InterContemporain ou United Instruments of Lucillin, qui l’aident à creuser la relation instrumentiste-compositeur et à approfondir sa connaissance des langages. Ouvert à la diversité des « familles » du jazz, il noue à partir de 2000 de solides liens avec Claude Tchamitchian (Grand Lousadzak), Bill Carrothers (Armistice Band, Playday, To the Moon), Armand Angster et Sylvain Kassap (Trio de clarinettes), et surtout Stéphan Oliva et Bruno Chevillon, complices et amis en duo ou trio…
Polyglotte, Jean-Marc Foltz possède un « bagage » de voyageur insatiable. Raison de plus pour aller vers les musiciens traditionnels Araïk Bartikian et Keyvan Chemirani, le théâtre avec Hannah Schygulla, accompagner la harpiste Anja Linder, développer ses propres compositions ou imaginer avec Stéphan Oliva « Visions Fugitives », nouveau programme en duo…
Suite logique de cette pratique des musiques vives : la création « en trio », à l’initiative de Philippe Mouratoglou et avec Philippe Ghielmetti, de Vision Fugitive, label ouvert et éclectique.
 
Philippe Mouratoglou
Depuis les années soixante, les guitaristes courent les rues. Les guitaristes classiques de façon plus discrète, quoique en nombre conséquent… Quant à ceux qui - partant d’une formation classique - se sont ouverts avec bonheur aux versions folk et électrique de l’instrument comme à l’abondante diversité de musiques qu’elles permettent de pratiquer, on les compte sur les doigts d’une main. Autant dire que Philippe Mouratoglou est un oiseau rare au pays des six-cordes, d’autant qu’il improvise aussi, et ajoute parfois à son instrument sa voix ou celle d’une soprano : Ariane Wohlhuter.
Formé par Pablo Marquez, Wim Hoogewerf et Roland Dyens, Philippe Mouratoglou a vite éprouvé le besoin d’étendre sa palette expressive et son répertoire : de la Renaissance à la musique contemporaine en passant par la musique traditionnelle, du blues de Robert Johnson revisité de façon personnelle et inspirée à un dialogue avec  la guitare flamenca de Pedro Soler autour d’Isaac Albeniz.
Rien d’étonnant, donc, à ce que son trio « So full of shapes… » joue aussi bien John Dowland que Benjamin Britten, ni à ce que son disque « O Gloriosa Domina » paru en 2005 couvre cinq siècles de musique.
Rien d’étonnant, enfin, à ce que Philippe Mouratoglou ait invité Jean-Marc Foltz et le producteur Philippe Ghielmetti à créer Vision Fugitive, un nouveau label qui apporte une bouffée d’air frais dans un monde musical souvent bien cloisonné.

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Medical Billing 16/10/2014 11:29

I was fortunate enough to attend the concert of Philippe Mouratoglou, Jean-Marc Foltz, Bruno Chevillon that is being held in the month of march in our great hall auditorium. The poster of the concert differed in its way from other events.