Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Samedis Musicaux de Prades

L'association "Les Samedis Musicaux" de Prades organise un samedi par mois un concert à Prades, dans les Pyrénées-Orientales (France). Consultez régulièrement ce site Internet ou abonnez-vous à notre bulletin électronique d'informations pour découvrir la programmation de nos prochains concerts.

Samedi 17 mars 2012 - Prades - Concert de guitare "Rumores de la caleta" - Albeniz et le flamenco avec Pedro Soler et Philippe Mouratoglou - Auditorium du Lycée Charles Renouvier à 18 h 30

Publié le 1 Mars 2012 par Samedis Musicaux in Concerts archivés

Logo-Samedis-Musicaux-couleur.jpg
     SAMEDI 17 MARS 2012 À PRADES
CONCERT DE GUITARE
« RUMORES DE LA CALETA »
Albeniz et le flamenco Pedro Soler et Philippe Mouratoglou
PEDRO SOLER &
PHILIPPE MOURATOGLOU
 
Amphithéâtre du Lycée
(route de Catllar), à 18 h 30
 
************
 
ENTRÉE : 15 EUROS. ADHÉRENTS : 12 EUROS. T.R. : 7 EUROS.
Entrée libre jusqu’à 12 ans.
 
RENSEIGNEMENTS : 04 68 96 11 35
Billetterie : Office du tourisme, Magasin Renouf et à l’entrée
 
LES SAMEDIS MUSICAUX DE PRADES
71, rue du Palais-de-Justice, 66500 Prades
 
**********
 
CONCERT DU 17 MARS 2012 À PRADES
 
« RUMORES DE LA CALETA »
Albeniz et le flamenco
 
Isaac Albeniz, élève, entre autres, de Liszt et de Pedrell, mort en 1909, a laissé principalement des « suites pour piano » (Iberia, Suite espagnole, España…) qui trouvent leur source dans la musique populaire espagnole, notamment le flamenco. Son respect des formes originales est tel que l’on pourrait danser par exemple ses sevillanas ou autres styles. Certaines de ces suites semblent avoir été composées sur la guitare et pour la guitare.
Philippe Mouratoglou, guitariste classique au répertoire très étendu, en a fait de rigoureuses transcriptions qu’il joue avec son style vivant et sa sonorité généreuse. Pedro Soler, guitariste flamenco né en 1938 , s’est formé auprès des maîtres dits « de l’âge d'or » du flamenco (Pepe de la Matrona, Almaden, La Joselito, Varea…), dont l’art était encore proche de ce qu’a entendu Albeniz, bien différent de ce qu’il est devenu aujourd’hui après la « Movida » des années 70 et son évolution au contact des musiques occidentales, jazz, bossa nova, rock, etc.
« Rumores de la caleta » est né d’un échange musical informel à la faveur duquel Pedro Soler a découvert la correspondance exacte entre les deux musiques dans certains styles. Et, en creusant un peu, d’étonnantes surprises se sont dévoilées. Par exemple dans Malagueña, l'origine des malagueñas flamencas est évidente, mais de plus, dans certains passages (au début notamment), on découvre un emprunt très précis au style des bulerias... C'est ce bonheur de la découverte et du dialogue, chacun restant intraitable sur le respect de sa propre musique, qui éclaire ce concert où la rigueur ne bride pas le plaisir musical.
 
PEDRO SOLER est le spécialiste du flamenco qui a fait dire à Jean-Louis Barrault : « De toutes les guitares qui chantent et font danser le monde, il en est une particulièrement pure, c'est celle de Pedro Soler »...
Né en 1938, nombreux sont ceux qui le pensent plus âgé qu’il n'est. Pedro Soler était très jeune quand il a été adopté par les maîtres de l’« âge d’or ».
Arrivé à Madrid le jour de la mort de Manuel Vallejo, c'est à la fameuse « Villa Rosa », autrefois plaza de Santa Anna, qu’il rencontre les éminentes personnalités de cette époque-là. Il accompagne Perico de Cadix, Rafaël Romero, Bernardo de los Lobitos et a la chance d'entendre et de voir Pericon del Lunar père, ou le légendaire Manolo de Huelva...
Ses premières armes, il les fera avec Granaina Jose Maria, en évoluant dans le quartier espagnol de Toulouse, considérée alors comme la capitale républicaine de l’Espagne en exil. Jacinto Almadéen, séduit par la sonorité de son jeu, décide d’en faire son guitariste. Ce sont des tournées en Espagne à ses côtés. Pedro Soler accompagne Almadéen jusqu'à sa mort. Il rencontrera ensuite Pepe de la Matrona, auprès duquel il apprendra beaucoup, tout comme auprès de Miguel Vargas.
Pedro Soler excelle dans l’accompagnement - de la danse d’abord, avec Carmen Amaya, La Chunga, mais surtout avec la Joselita. La danseuse a démarré sa carrière dès l'âge de six ans auprès de grands mythes comme Juana « La Macarona », « La Argentina ». Elle a dansé très longtemps, c'est dire si Pedro Soler a pu s'imprégner de cette école.
Pedro, reconnu et apprécié pour la pureté de son style, n'en reste pas moins ouvert aux autres musiques. Il joue aux côtés d'Atahualpa Yupanqui, dont l’exigence musicale et la rigueur ont été un modèle permanent. Il forme les musiciens du quartier de Sant Jaume, à Perpignan, et n'hésite pas à jouer avec eux la rumba catalane. Il joue et enregistre avec le Brésilien Nonato Luz, la chanteuse brésilienne Maria Bethânia, la chanteuse grecque Angélique Ionatos, le Basque Benat Achiary, l’Indien Ravi Prasad. Il est un des éléments marquants de la création poético-musicale sur un texte de Garcia Lorca, Poète à New York. L’aventure continue aujourd'hui dans une formation électroacoustique, toujours avec Benat Achiary et les musiciens d’Etage 34. Etapes inattendues pour ce musicien subtil, délicat et discret.
Le mélange des genres assurément ne lui fait pas peur. Voici deux ans, il a entrepris une tournée en Inde du spectacle « Près du cœur sauvage », avec Benat Achiary. En juillet 2011, il a co-enregistré avec le violoncelliste Gaspar Claus un album intitulé Barlande.
 
PHILIPPE MOURATOGLOU a développé une approche authentiquement personnelle de la guitare, caractérisée par son ouverture tant instrumentale (guitares classique, folk 6 et 12 cordes, électrique) que stylistique ; parallèlement au répertoire classique qu'il explore dans toute son étendue et sa richesse - de la Renaissance aux musiques contemporaines, en passant par le baroque et les musiques d'Amérique latine et d'Espagne -, il pratique l'improvisation et le chant à travers ses propres arrangements d'œuvres d’Egberto Gismonti, Ornette Coleman, Jimmy Rowles, Stevie Wonder, et ses compositions personnelles.
Il collabore avec des musiciens et ensembles de tous horizons : il aborde la création contemporaine avec l'ensemble Linea et le festival Musica de Strasbourg, le répertoire symphonique avec l'Orchestre philharmonique de Strasbourg et l'Opéra du Rhin, les musiques traditionnelles avec Bernard Revel et l'ensemble Convivencia ; il participe à divers projets avec le guitariste/arrangeur Bernard Struber, la soprano Ariane Wohlhuter, le guitariste brésilien Vladimir Bonfim...
Philippe Mouratoglou a été l'assistant de Pablo Marquez au Conservatoire national de région de Strasbourg de 2002 à 2007. Il enseigne également la guitare et la basse électrique à l'école du Théâtre national de Strasbourg.
Il a enregistré en 2005 le CD O Gloriosa Domina, qui parcourt cinq siècles de musique espagnole.
Philippe Mouratoglou est régulièrement invité, en tant que soliste et chambriste, au festival de La Chaise-Dieu, au festival « Les Temps musicaux » de Ramatuelle, au festival Boris Vian d'Eus, au festival « Guitares Mosaïque » de Strasbourg...

 
Commenter cet article