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Les Samedis Musicaux de Prades

L'association "Les Samedis Musicaux" de Prades organise un samedi par mois un concert à Prades, dans les Pyrénées-Orientales (France). Consultez régulièrement ce site Internet ou abonnez-vous à notre bulletin électronique d'informations pour découvrir la programmation de nos prochains concerts.

Natale, noëls traditionnels des régions d'Italie le samedi 12 décembre 2009 à 18 h 30 au Lycée Renouvier à Prades

Publié le 30 Novembre 2009 par Samedis Musicaux in Concerts archivés

 

SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2009

A PRADES


« NATALE »

Noëls traditionnels des régions d’Italie

Natale

COMPAGNIE LA ZEBRA


Catherine Catella (voix) - Nicola Marinoni (percussions) - Shadi Fathi, Lionel Romieu (multi-instrumentistes) - Michel Bismuth (contrebasse) - Benoit Capron (accordéon)


*****


Amphithéâtre du Lycée Renouvier

(route de Catllar), à 18 h 30

 

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PRIX DES PLACES : 15 €. ADHÉRENTS : 12 €. T.R. : 7 €.

Entrée libre pour les enfants de moins de 12 ans.

 

RENSEIGNEMENTS : 04 68 96 11 35

E-mail : bernard-pecheur@wanadoo.fr

Internet : http://samedis-musicaux.over-blog.com/

Billetterie : OT, Magasin Renouf et à l’entrée

 

 

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SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2009 À PRADES

 

« NATALE »


Catherine Catella

Italienne d’origine, elle a grandi avec aux oreilles les chants d’Italie. C’est dans les fêtes que Viviana, Enzo ou Oscar, ses amis, lui ont transmis le goût du chant et la saveur des dialectes italiens. Ce qui l’intéresse avant tout, ce sont tous les états de la voix, voix parlée, voix chantée, voix transformée et ce que l’on raconte avec. L’Italie est naturellement au bout de sa langue. Elle explore le jazz italien des années 30 avec Delizioso, elle développe ses curiosités musicales avec La Zebra où se mêlent compositions originales et répertoire de la péninsule et depuis 2006 elle ne cesse d’enrichir, avec ses compagnons de route, le projet « Mémoires d’Italiens en Provence » initié par Jacques Brunie au sein de l’Association Ballades.


Nicola Marinoni

Percussionniste sans frontières, il évolue et se contorsionne depuis toujours parmi différents styles musicaux, oubliant parfois les lois gravitationnelles. Amateur de flocons de neige, il essaye d’en étudier trajectoires de chute et impact sonore à l’atterrissage, sans résultats significatifs pour le moment ; pour se consoler, il chante, souffle, tape, frotte, caresse tout instrument ou objet qu’il croise.

Néanmoins, il croit fermement au rythme comme créateur du monde et source de vie et se positionne lui même en particule élémentaire rebondissant dans un sous-ensemble de l’univers.

Il a partagé des créations musicales, théâtrales ou de danse avec entre autres : Giorgio Conte, Delizioso, Percossi Obbligati, Gacha Empega, Panselinos, Aixinki, Ripercussioni, Michèle Fernandez, Eric Montbel, Patrick Vaillant, Giorgio Rossi…

Depuis 2007, son chemin a croisé celui du cirque : il est en tournée mondiale avec le spectacle « Nebbia » de Daniele Finzi Pasca, une coproduction de Cirque Eloize (Canada) et Teatro Sunil ( Suisse).


Shadi Fathi (photo ci-dessous)

Shadi … et si la musique n'habitait pas dans son cœur depuis si longtemps ?

Elle n'aurait sûrement pas senti l'immense plaisir des premières vibrations de sa setar contre elle. Elle n'aurait pas eu l'agréable sensation d'avoir des doigts rouges et gonflés, à chaque frappe sur la peau de son zarb. Elle n'aurait pas pu vivre l'étrange frisson qui lui donne son daf, quand il danse librement dans ses bras. Elle n'aurait pas su mettre des sons sur l'amour, la vie, la joie, la colère, le chagrin, l'espoir ou le partage. Sans la musique et la poésie, sa vie n'aurait pas la couleur safran.

Les peaux de ses percussions lui ont fait un tapis volant pour la ramener d'Iran, et les cordes de ses instruments lui ont effacé les frontières musicales.

 

Shadi

Lionel Romieu

Auteur-compositeur, multi-instrumentiste, il évolue dans divers groupes de musiques des Balkans. Depuis vingt ans il apporte son énergie au groupe Aksak (musique créative des Balkans), avec lequel il enregistre six disques, et à Panselinos (musiques traditionnelles de Grèce).

A l’occasion, il met ses couleurs instrumentales au service de projets musicaux très divers : Quartiers Nord (rock), ou Aixinki (musique électronique), Mémoires d’Italiens en Provence (chanson italienne), Compagnie Chapazard (cirque) - la musique est pour lui d’abord une histoire de rencontre…

Parallèlement, il dirige des chœurs d’enfants et écrit la musique des spectacles de « l’Odyssée des enfants » ( C°Débrid’arts, dir. Judith Arsenault). Il participe aussi au spectacle jeune public « Lafontaine en Zique-Zag » (C°Débrid’arts), où il tient le rôle à la fois de comédien et celui de musicien, histoire d’explorer de nouvelles contrées !


Michel Bismuth

Michel Bismuth déroule des mélodies sur son gigantesque violon. Il ouvre de multiples espaces à notre imaginaire. Dessinant un large arc-en-ciel, il unit des sonorités issues de musiques éloignées les unes des autres : airs traditionnels primitifs et harmonies savantes occidentales, expérimentations contemporaines et ornementations orientales, musiques actuelles et musiques de toujours…

La contrebasse devient entre ses mains un instrument polyglotte qui se prend à emprunter des intonations qui lui sont inhabituelles.

Michel Bismuth surprend parfois par son originalité. Son art, nourri de sources universelles, reste pourtant toujours accessible.

Son langage artistique très personnel est parfois mis au service d’autres disciplines comme la poésie, la danse ou les arts plastiques.

Il développe au sein de sa Compagnie les lignes artistiques qui lui sont propres, en collaboration fidèle avec les musiciens et comédiens qui partagent ce chemin d’équilibre fertile, entre écriture et improvisation.


Benoit Capron

Après de nombreuses années à faire danser ses mains sur un clavier de piano qui ne voulait pas respirer, il endosse les bretelles. En se dressant, il voit s'ouvrir un horizon inattendu : il va pouvoir demander au soufflet d'inspirer, et les musiques du monde entier viendront se distiller dans sa boîte à frissons. Depuis, il s'efforce de faire rejaillir ces musiques avec toute l'énergie que l'air comprimé peut dispenser.

Ainsi libéré de sa sédentarité instrumentale, il pollinise : un ostinato bulgare prend place dans une chanson méditerranéenne et devient catalyseur de swing, une larme d'accordéon roumain vient ponctuer le discours d'une guitare manouche.

Dans les méandres de sa course, il s'est posé sur l'ensemble « Panselinos » (musiques de Grèce), il a butiné dans « Balkan'ail » (big band balkanique) et bourdonné dans « Sladko » (macédoine électrique). Il fait des langages (musicaux, verbaux, algébriques…) son obsession depuis qu'il sait leur pouvoir, le pouvoir de vaincre les clivages et de faire danser dans la rue des voisins ennemis... et alors que leurs pas soulèvent la poussière au-dessus des toits, leurs esprits s'associent pour fuguer.


« NATALE »


« La Befana vien di notte con le scarpe tutte rotte,

il vestito trulla là, la Befana: "Eccomi quà!!!" »

 

En Italie, avant que le père Noël ne s’impose, c’était une vieille sorcière, la Befana, qui apportait les cadeaux aux enfants sages, la nuit de l’Épiphanie. Noël était donc consacré soit au recueillement, soit aux réunions festives durant lesquelles les convives appréciaient quelques friandises, souvent des fruits secs, des gâteaux et des mandarines. Ces longues veillées familiales ou de voisinage s’étiraient avec convivialité avec des chants, des chants profanes, des chants sacrés et en écoutant religieusement les contes et les légendes que les anciens répétaient chaque année aux plus jeunes…

Noël était le prétexte pour se réunir entre amis, voisins et famille et chacun allait de son chant, de ses souvenirs ou de ses histoires. Une oralité qui s’est perdue avec la grande messe médiatique mais que certains redécouvrent avec sincérité comme un dernier rempart à l’uniformisation des rites.

C’est l’atmosphère de ces longues veillées que nous souhaitons restituer dans « NATALE ». La variété de ces chants est à l’image de la richesse linguistique et culturelle de l’Italie.

Nous allons suivre le voyage imaginaire de la Befana.

Reliée à une fête préchrétienne célébrant le solstice d’hiver et le renouveau de la lumière, La Befana, dans la tradition chrétienne, aurait rencontré les rois mages sur leur route vers Bethléem, leur caravane chargée de présents pour l’enfant Jésus. Ils lui auraient demandé le chemin à suivre, l’invitant même à les accompagner, mais elle refusa et ils partirent sans elle.

Prise de remords, elle prépara un panier rempli de petits gâteaux, fruits secs, etc., et se mit à leur recherche. Elle offrait ses présents aux enfants qu'elle rencontrait. Elle ne retrouva jamais la caravane des Rois mages.

Depuis lors, chaque nuit du 5 au 6 janvier, elle apporte en secret des cadeaux aux enfants sages, et du charbon à ceux qui ne le sont pas.

La Befana nous accompagnera avec ses anecdotes et ses légendes dans « NATALE ». Elle rythmera les chants et nous guidera dans notre voyage musical dans les Noëls profanes de l’Italie, du sud au nord, d’ouest en est, au fil des influences dont la péninsule s’est nourrie.

 


Les Samedis musicaux de Prades – 71, rue du Palais-de-Justice, 66500 Prades

Tél. : 04 68 96 11 35. E-mail : bernard-pecheur@wanadoo.fr

 



 

 

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