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Les Samedis Musicaux de Prades

L'association "Les Samedis Musicaux" de Prades organise un samedi par mois un concert à Prades, dans les Pyrénées-Orientales (France). Consultez régulièrement ce site Internet ou abonnez-vous à notre bulletin électronique d'informations pour découvrir la programmation de nos prochains concerts.

Le guitariste Philippe Mouratoglou en récital à Eus

Publié le 24 Avril 2017 par Samedis Musicaux

SAMEDI 6 MAI 2017 À EUS

RÉCITAL DE GUITARE

PHILIPPE MOURATOGLOU

Œuvres de Ferran Sor

Frank Martin, Leo Brouwer

& Philippe Mouratoglou

 

MAISON DU TEMPS LIBRE D’EUS

18 H 30

***

PHILIPPE MOURATOGLOU

Formé par Wim Hoogewerf, Roland Dyens et Pablo Marquez (dont il fut un temps professeur assistant au Conservatoire de Strasbourg), Philippe Mouratoglou développe une approche caractérisée par son ouverture instrumentale (guitares classique, électrique, folk 6 et 12 cordes, guitare baryton) et stylistique.

Interprète, improvisateur et compositeur, il collabore avec des musiciens et ensembles de tous horizons. Il aborde ainsi la création contemporaine avec les ensembles Linea et Alma Viva, les grands concertos pour guitare avec l'Orchestre Mozart de Toulouse (dirigé par Claude Roubichou) et l'Orchestre philharmonique de Strasbourg, les musiques traditionnelles avec l'ensemble Convivencia de Bernard Revel, la musique de chambre avec l'ensemble vocal Voix de Stras' de Catherine Bolzinger et la violoncelliste Svetlana Tovstukha...

Il forme depuis 2009 un duo avec la soprano Ariane Wohlhuter, qui a publié en 2013 sur le label Troba Vox le CD « We only came to dream » consacré à John Dowland, Benjamin Britten et Dusan Bogdanovic.

Parallèlement, il fonde en 2012 (avec le clarinettiste Jean-Marc Foltz et le graphiste Philippe Ghielmetti) le label Vision Fugitive, sur lequel il multiplie les projets transversaux :

- une relecture du répertoire du bluesman fondateur Robert Johnson en trio avec Jean-Marc Foltz et le contrebassiste Bruno Chevillon (« Steady rollin' man », 2012)

- un récital solo qui présente sous le même toit Francesco da Milano, Egberto Gismonti, Toru Takemitsu, Arthur Kampela, Jimmy Rowles et ses propres compositions et improvisations (« Exercices d'évasion », 2013)

- un duo avec le guitariste flamenco Pedro Soler, qui explore l'influence de la musique populaire espagnole sur la musique d'Isaac Albéniz (« Rumores de la Caleta - Albeniz & le flamenco », 2014)

- une participation au quartet de Jean-Marc Foltz avec le contrebassiste Sébastien Boisseau et le batteur Christophe Marguet (« Viracochas », 2013)

On le retrouve en concert dans les festivals et lieux suivants : Festival de La Chaise-Dieu, Flâneries musicales de Reims, Temps musicaux de Ramatuelle, Festival « Artes Vertentes » de Tiradentes (Brésil), Festival Printemps musical du Pacifique (Polynésie), Festival Isaac Albéniz de Camprodon (Catalogne), Festival des Abbayes en Languedoc-Roussillon, « Nits de cançó i de musica » d'Eus, Festival de musique baroque de Mulhouse, Festival Printemps de Colmar, Festival Été 66, Festival Jazzèbre de Perpignan, Circulo de Bellas Artes de Madrid, Philharmonie de Berlin, Théâtre de l'Athénée, Abbaye de Fontfroide, Abbaye de Fontevraud, Abbaye de Cassan, Prieuré de Serrabonne, Prieuré de Marcevol, Palais des rois de Majorque de Perpignan, Pôle Sud (Strasbourg), Abbaye de Valmagne...

Il est également à l'origine, avec la fondation Musique et Patrimoine du Languedoc-Roussillon, du festival itinérant « Musique et Patrimoine », en activité depuis 2010.

***

Frank Martin, né à Genève en 1890, joue et improvise au piano avant même d’aller à l’école. A neuf ans, il compose sans connaissances techniques des chansons parfaitement construites. A douze ans, il entend une exécution de la « Passion selon saint Matthieu », qui laissera des traces durant toute la vie du compositeur. Après le gymnase classique, il étudie pendant deux ans les mathématiques et la physique à l’Université de Genève tout en travaillant la composition et le piano. Entre 1918 et 1926, il fait des séjours à Zurich, Rome et Paris, avant de fonder la Société de musique de chambre de Genève, qu’il dirige comme pianiste et claveciniste pendant dix ans. Il est directeur artistique du Technicum moderne de musique de 1933 à 1940 et président de l’Association des musiciens suisses de 1942 à 1946.

Vers 1932, il se familiarise avec la théorie dodécaphonique de Schönberg. La première œuvre importante qui s’en inspire est « le Vin herbé » (1938) qui, avec la « Petite Symphonie Concertante » (1945), consacre sa renommée internationale. De 1950 à 1957, il enseigne la composition à la Staatliche Hochschule für Musik de Cologne. Il renonce ensuite à l’enseignement, n’interrompant sa composition – notamment de nombreux oratorios – que pour des tournées de musique de chambre ou pour diriger ses œuvres. En mai 1973, la création de son « Requiem » à la cathédrale de Lausanne laisse une profonde impression sur les auditeurs. Il travaille encore à sa dernière cantate, « Et la vie l’emporta », dix jours avant sa mort, survenue le 21 novembre 1974.

Ferran Sor, né en 1778 à Barcelone, commence son apprentissage musical avec son père, puis à l’abbaye de Montserrat, en Catalogne, à une époque où la guitare est peu populaire en tant qu'instrument de concert. Sur l’incitation de ses parents, il s'enrôle dans l'armée et est déplacé vers Madrid, où il fait la connaissance de la duchesse d'Albe, protectrice de nombreux artistes, qui lui permet de trouver un emploi de musicien. En 1813, lors de la défaite de Joseph Bonaparte en Espagne, Sor, qui est rallié à la cause française, doit quitter définitivement le pays. Il s'établit à Paris, où la guitare jouit d'une grande popularité, ce qui lui permet de se bâtir une renommée en tant que compositeur, interprète et enseignant. Sa « Méthode pour la guitare », publiée en 1830, aide à raffermir sa réputation. Pendant une quinzaine d’années, il voyage à travers l'Europe pour présenter ses œuvres à un public très réceptif, notamment à Londres. La fin de sa vie est marquée par la mort de sa fille, en mémoire de laquelle il compose une messe, sa dernière œuvre orchestrale. Il meurt peu après à Paris, où sa tombe n’a été identifiée au cimetière de Montmartre qu’en 1934.

Son œuvre à la guitare, pour laquelle il est surtout reconnu, comprend des études et des leçons, des variations, des menuets, des valses, des fantaisies… Il a aussi composé sous des formes diverses, du lied à l'opéra, en passant par la musique pour ballet et les chansons patriotiques. S’il reste encore aujourd’hui une référence marquante, c’est sans doute grâce à une exigence de compositeur qu'avaient peu de guitaristes de son époque. Quant à son inspiration, on en aura une idée à l’écoute des Variations sur un thème de Mozart « O cara armonia » de « La Flûte enchantée », opéra dont il a aussi effectué des transcriptions.

Leo Brouwer, né à La Havane en 1939, est un compositeur, guitariste et chef d'orchestre cubain. Alors qu’il avait abordé l’écriture en autodidacte, il est devenu un créateur majeur de la deuxième moitié du XXe siècle pour la guitare classique, dont il s’est attaché à enrichir le répertoire. Il a aussi écrit des œuvres pour toutes sortes d'instruments et de formations, ainsi que des musiques de film pour le cinéma cubain. Par ailleurs, il s’est très tôt révélé comme un musicien exceptionnel et a mené à travers le monde une intense carrière de concertiste, à laquelle il a dû mettre un terme après un accident de voiture : il a ainsi donné près de 600 concerts, dans toute l’Europe et l’Amérique, ainsi qu’au Japon, à l’occasion desquels il s’est attaché à promouvoir le mélange des genres et à établir des correspondances judicieuses entre les auteurs anciens et modernes. À partir de 1970, il a également réalisé de nombreux enregistrements pour les plus grandes maisons d’édition, tel son disque « 12 sonates de Scarlatti par Leo Brouwer », sélectionné parmi les meilleurs enregistrements de l’année 1977 en Angleterre.

Bien avant que ne s’interrompe sa carrière de guitariste, Brouwer a déjà dirigé les plus grands orchestres. Tout a commencé en 1960, où il a reçu ses premiers cours de direction orchestrale à la Juilliard School of Music de New York. En 1970, il a dirigé ses propres œuvres avec le Scottish National Symphony Orchestra et le Philharmonique de Berlin. Par la suite, il a conduit certaines des formations les plus importantes au monde, à Mexico, Londres, Toronto, Liège ou Istanbul… En 1981, il a été nommé directeur général de l'Orchestre symphonique national de Paris, ainsi que de celui de Cuba. Il a également réalisé de nombreux enregistrements en tant que chef d'orchestre, parmi lesquels plusieurs de ses concerti pour guitare. En 1987, il a été nommé membre d'honneur de l'UNESCO en tant qu’interprète, compositeur et pionnier en termes d’innovation musicale, distinction accordée à un nombre restreint d'artistes internationaux. Son influence et sa renommée dans l'univers de la musique de notre temps vont donc bien au-delà des frontières de la guitare, dont il a cependant radicalement renouvelé la vitalité, comme un très petit nombre de compositeurs ont pu le faire au cours de ce siècle.

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PROGRAMME DU 6 MAI 2017

PHILIPPE MOURATOGLOU (1973-)

Murailles

 

FRANK MARTIN (1890-1974)

Quatre pièces brèves (Prélude, Air, Plainte, Comme une gigue)

 

FERRAN SOR (1778-1839)

Andante Largo op. 5 / Grand solo op. 14

Le Calme op. 50 / Etude op. 6 n° 11

 

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FERRAN SOR

Huit études (op. 29 n° 21, op. 6 n° 9, op. 6 n° 7, op. 6 n° 8, op. 29 n° 16, op. 6 n° 6, op. 31 n° 20, op. 6 n° 10)

Variations sur l'air « O cara armonia » de La Flûte enchantée

de W. A. Mozart, op. 9

 

LEO BROUWER (1939-)

Sonata (Fandangos y Boleros, Sarabanda de Scriabin, La Toccata de Pasquini)

 

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LES SAMEDIS MUSICAUX DE PRADES

71, rue du Palais-de-Justice 66500 Prades

Contacts et réservations : 04 68 96 11 35

E-mail : bernard-pecheur@wanadoo.fr

Internet : samedis-musicaux.over-blog

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