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Les Samedis Musicaux de Prades

L'association "Les Samedis Musicaux" de Prades organise un samedi par mois un concert à Prades, dans les Pyrénées-Orientales (France). Consultez régulièrement ce site Internet ou abonnez-vous à notre bulletin électronique d'informations pour découvrir la programmation de nos prochains concerts.

"CATALOGNE 1714" : RECITAL D'ORGUE PAR BERNARD BAILBE

Publié le 8 Novembre 2014 par Samedis Musicaux

"CATALOGNE 1714" : RECITAL D'ORGUE PAR BERNARD BAILBE
SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014 À PRADES

RÉCITAL D'ORGUE PAR BERNARD BAILBÉ

DÉDIÉ AUX COMPOSITEURS CATALANS

CONTEMPORAINS DU SIÈGE DE BARCELONE

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ÉGLISE SAINT-PIERRE DE PRADES, 18 H 30

ENTRÉE : 10 € - RÉSERVATIONS : 04 68 96 11 35

Billetterie : Office du tourisme, Magasin Renouf et à l’entrée

BERNARD BAILBÉ

L’intérêt pour la musique lui vient de l’audition de l'orgue du bourg de Thuir, dont il est originaire. Après une initiation à Thuir même, viennent les études musicales aux conservatoires de Perpignan et de Toulouse. Le piano avec Michel Peus (élève d’Alfred Cortot), l’orgue avec Xavier Darasse et Willem Jansen, ainsi que le clavecin avec ce dernier.

L’attraction pour les instruments et la littérature d’orgue et de clavecin de la péninsule Ibérique et l’intention d'y appliquer des techniques de doigtés et de phrasés originaux le font prendre contact avec Montserrat Torrent, avec qui il étudie entre 1977 et 1980 à Saint-Jacques de Compostelle et Barcelone. Il suit régulièrement des cours sur les divers styles de musique pour l’orgue et le clavecin avec les mêmes professeurs, ou encore avec d’autres de diverses tendances : Ton Koopman (Amsterdam), Harald Vogel (Brême), John Grew (Canada), Luigi Ferdinando Tagliavini (Bologne), Michelle Guyard (Paris), Andreas Schroeder (Karlsruhe) ou Michael Radulescu (Vienne).

Comme concertiste, Bernard a participé à de nombreux concerts en France, en Allemagne et dans le Sud, en soliste et avec diverses formations, et il a enregistré pour la télévision, pour Catalunya Música et pour d’autres chaînes de radio. II a joué avec les trompettistes Bernard Soustrot et Vicente Lopez, ainsi qu’avec de nombreuses formations de musique de chambre. Il a également collaboré avec l’Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya, avec le chef Christopher Hogwood et le ténor Plàcido Domingo.

En 1978, il a été nommé organiste de l’église Sant Felip Neri à Barcelone, poste qu’il occupe toujours en offrant un répertoire sans cesse renouvelé, qui dépasse les 600 compositeurs interprétés. Il est également organiste de la basilique Sants Just i Pastor dans la même ville.

Bernard Bailbé est membre fondateur de l’Associació Catalana de l’Orgue.

***

« CATALOGNE 1714 »

A l’occasion du Tricentenaire de la Guerre de Succession, qui a eu tellement de conséquences pour l’identité de notre peuple, notamment à partir de la défaite définitive du 11 septembre 1714 et de la perte de nos droits, nous tenons à dédier un concert à la musique de cette époque.

Par-delà la signification historique et la recherche musicologique, je souhaite aborder le thème de l’intensité des sentiments, avec l’horreur et la mort qui planent sur la ville. Et aussi réfléchir sur l’épisode du pennon de sainte Eulalie. Ce symbole de la cité de Barcelone était utilisé comme étendard militaire et servait dans les situations périlleuses à stimuler les soldats et à invoquer la protection de la patronne de la ville. Il est apparu pour la dernière fois au balcon de la Casa de la Ciutat le 24 juillet 1713, quand le Conseil des Cent a décidé de résister aux armées de Philippe V. Et le 11 septembre 1714, Rafael Casanova, le dernier « conseiller en chef », à la tête des troupes de la Coronela, arborait cette même enseigne lorsqu’il fut blessé le dernier jour du siège…

Le Manuscrit d’Astorga

Le Manuscrit d’Astorga contient des œuvres d’auteurs catalans (plus un compositeur de Saragosse) des XVIIe-XVIIIe siècles : un évêque catalan affecté a Astorga au milieu du XVIIIe siècle (ou une personne de son entourage) a emporté ce cahier qui, outre la préservation de la musique – majoritairement – liturgique d’auteurs catalans, nous donne des indications sur l’alternance grégorien-orgue et des précisions sur l’intervention de l’orgue dans la liturgie.

Les compositeurs

Joan Saló (1685-1747) a été organiste de la Cathédrale de 1709 à 1742. Il a connu l’épisode de l’Honorata, la première horloge publique de Barcelone, fondue sur ordre de Philippe V en représailles. Les pièces du Manuscrit d’Astorga sont le seules que l’on conserve de lui. Les versets en sont courts et donc prévus pour des messes simples. Celui de l’épître est le seul, dans la grande quantité de versets qui nous sont parvenus, qui nous apprenne que l’orgue jouait à ce moment de la messe.

Francesc LLussà (1687-1738) a été organiste du Pi et en même temps Maître de chapelle de l’Archiduc. Un document des Archives de Santa Maria del Pi nous explique que la Communauté de bénéficiers se plaint qu’il « soit trop à la cour et pas assez à l’église ». (Cf. l’exposition « Santa Maria del Pi 1714, una comunitat assetjada ».) Son œuvre qui figure dans le Manuscrit d’Astorga est la seule pour orgue qui nous soit parvenue de ce compositeur.

Josep Elies (1687-1755). Jusqu’à 1715, il a été organiste de Sant Pere de les Puel·les. De cette époque date le recueil de versets que l’on conserve de lui. De 1715 à 1725, il a été organiste de Sants Justi i Pastor. La troisième étape de son activité s’est déroulée à Madrid, aux Descalzas Reales.

La première œuvre d’Elies interprétée dans ce concert est donc la plus contemporaine des événements, et la seconde de l’époque de la répression. Pour les autres œuvres du programme, il est difficile d’en connaître la date exacte de composition.

Rafael Crest a été organiste a Sant Agustí Vell, mais nous ignorons les dates exactes. Sant Agustí Vell a été démolie à partir de 1715. La présence de Crest dans le Manuscrit d’Astorga donne à penser qu’il est né – comme les autres musiciens – dans les années 80-90 du XVIIe siècle et qu’il était donc actif à cette époque. Le style de ses œuvres semble le confirmer.

Pere Rabassa (1683-1760). Barcelone n’a pas été seule à souffrir de la guerre. A Vic, où Pere Rabassa était maître de chapelle à la Cathédrale, il a pu assister le 2 novembre 1713 à la pendaison de Bac de Roda, chef des Miquelets, qui avait été trahi.

Miquel López (1669-1723) a été le musicien le plus important de la transition du XVIIe au XVIIIe à Montserrat, où il semble qu’il y ait eu des tensions entre les partisans de l’Autriche et ceux des Bourbons. Miquel López, qui était très probablement en faveur des Bourbons, a été envoyé à deux reprises vers d’autres monastères, pour revenir finalement – en 1715 – à Montserrat, jusqu’à sa mort.

Joan Cabanilles (1644-1712) a vécu ces temps difficiles à València (1707). Nous savons que sa musique était souvent interprétée à Barcelone. Elies lui-même nous apprend que « pendant sa jeunesse il a joué de nombreuses œuvres de Cabanilles ».

Manuel Espona (1714-1779) a été moine à Montserrat.

En bis, nous pourrions proposer une œuvre de Francesc Andreu – extraite du Manuscrit d’Astorga –, qui est né en 1698 et avait donc 16 ans en 1714.

B.B.

BERNARD BAILBÉ

Natural de Tuïr (Rosselló). L’interès per la música li va néixer de l’audició de l’orgue de la parròquia. Després d’una iniciació al mateix poble vingueren els estudis musicals als conservatoris de Perpinyà i Tolosa de Llenguadoc. De piano amb Michel Peus (alumne d’Alfred Cortot), orgue amb Xavier Darasse i Willem Jansen i de clavicèmbal amb aquest darrer.

L’atracció envers els instruments i la literatura d’orgue i clavicèmbal de la Península Ibérica el van fer entrar en contacte amb Montserrat Torrent, amb qui estudià entre 1977 i 1980 a Santiago de Compostel·la i Barcelona. Amb regularitat seguí cursets sobre diversos estils de música per a orgue i clavicèmbal amb els mateixos mestres o altres de tradicions variades : Ton Koopman (Amsterdam), Harald Vogel (Bremen), John Grew (Canada), Luigi Ferdinando Tagliavini (Bolonya), Michelle Guyard (Paris), Andreas Schroeder (Karlsruhe) o Michael Radulescu (Vienna).

Com a concertista, ha realitzat nombroses actuacions a França, a Alemanya i al Sud, sol i amb diverses formacions i solistes, i ha enregistrat per a la televisió, també per a Catalunya Música i altres ràdios. Ha tocat amb els trompetistes Bernard Soustrot i Vicente Lopez, aixi com amb nombroses formacions de música de cambra. També ha collaborat amb l’Orquestra Simfònica de Barcelona i Nacional de Catalunya, amb el director Christopher Hogwood i el tenor Plàcido Domingo.

El 1978 va ser nomenat organista de l’oratori de Sant Felip Neri de Barcelona, càrrec que exerceix, encara avui, oferint un repertori sempre renovat que supera els 600 compositors. També és organista de la basílica dels Sants Just i Pastor a la mateixa ciutat.

Bernard Bailbé és membre fundador de l’Associació Catalana de l’Orgue (ACO).

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« CATALUNYA 1714 »

Quan s’escau el III Centenari de la guerra de Successió de tanta repercussió per a la identitat del nostre poble, sobretot a partir de la derrota definitiva de l’Onze de setembre de 1714 i de la pèrdua dels nostres drets, volem dedicar un concert a la música d’aquella època.

Més enlla de la oportunitat històrica i la recerca musicológica m’interessa plantejar el tema de la intensitat dels sentiments amb l’horror i la mort que ronden. També reflexionar sobre l’episodi del penó de Santa Eulàlia, aquest símbol de la ciutat de Barcelona que s’utilitzava com a estendard militar i en ocasions de perill servia per esperonar la tropa i per invocar la protecció de la patrona de la ciutat. L’última vegada que va sortir al balcó de la Casa de la Ciutat va ser el 24 de juliol de 1713, quan el Consell de Cent va decidir resistir davant les tropes de Felip V. D’altra banda, l’11 de setembre de 1714, en el moment de ser ferit, Rafael Casanova capitanejava les tropes de la Coronela sota el seu comandament enarborant aquesta ensenya.

El Manuscrit d’Astorga

El Manuscrit d’Astorga conté obres d’autors catalans (més un de Zaragoza) del pas del S.XVII al XVIII : un bisbe català anomenat a Astorga a mitjans del S.XVIII (o algun del seu seguici) es va endur aquest quadern que, a banda de conservar música – majoritariàment – litúrgica d’autors catalans, ens dona indicacions de l’alternança gregorià-orgue i detalls de l’intervenció de l’orgue en la litúrgia.

Els compositors

Joan Saló (1685-1747) va ser organista de la Catedral des de 1709 fins a 1742. Va viure l’episodi de la Campana Honorata, el primer rellotge públic de Barcelona. Les peces del Manuscrit d’Astorga són les úniques que es conserven d’ell. Els versets són curts per tant per a una missa senzilla. El vers a l’epistola és l’únic dins la gran quantitat de versets que tenim que ens diu que l’orgue sonava en aquest moment de la missa.

Francesc LLussà (1687-1738) va ser organista del Pi i a la vegada Mestre de capella de l’Arxiduc. Un document de l’Arxiu de Santa Maria del Pi ens explica que la Comunitat de Beneficiats se li queixa que « està massa a la cort i no prou a l’església ». (Cf. l’exposició « Santa Maria del Pi 1714, una comunitat assetjada ».) Aquesta obra que figura al Manuscrit d’Astorga és l’única par a orgue que ens ha arribat d’ell.

Josep Elies (1687-1755). Fins el 1715 va ser organista de Sant Pere de les Puel·les. D’aquesta época data la col·lecció de versos que es conserva d’ell. De 1715 a 1725 va ser organista dels Sants Just i Pastor. La seva tercera etapa va ser a Madrid a las Descalzas Reales.

La primera obra d’ell d’aquest concert és doncs la més contemporània dels esdeveniments i la segona del temps de la repressió. Per les altres obres del programa es fa difícil saber la data exacta de composició.

Rafael Crest va ser organista a Sant Agustí Vell, però no en sabem les dates exactes. Sanst Agustí Vell va ser enderrocat a partir de 1715. La presència de Crest en el Manuscrit d’Astorga fa pensar que va néixer – com els altres músics – els anys 80-90 del segle XVII i que, per tant, era actiu en aquells moments. L’estil de les seves obres ho confirma.

Pere Rabassa (1683-1760). No només Barcelona va patir de la guerra. A Vic, on Pere Rabassa era Mestre de capella a la Catedral, vo poder assistir el 2 de novembre de 1713 a l’execució a forca de Bac de Roda, cap dels Miquelets que va ser traït.

Miquel López (1669-1723) va ser el músic més rellevant del pas del S.XVII al S.XVIII a Montserrat. Sembla ser que allà hi va haver tensions entre Austriacistes i Borbònics. Miquel López, que molt probablement era borbòic, va ser « enviat » dues vegades a altres cenobis fins que – al 1715 – va tornar a Montserrat fins al la seva mort el 1723.

Joan Cabanilles (1644-1712) va viure aquells temps difícils des de València (1707). Sabem que la seva música era molt interpretada a Barcelona. El mateix Elies ens diu que « durant la seva joventut va tocar moltes obres de Cabanilles ».

Manuel Espona (1714-1779) va ser monjo de Montserrat.

En bis, podríem afagir una obra de Francesc Andreu – dins el Manuscrit d’Astorga –, que va néixer el 1698 i per tant tenia 16 anys el 1714.

B.B.

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PROGRAMME

Joan SALÓ. - 5 versets de primer to per a Kyries – 9 versets

de quart to per a Glòria – Vers a l’epistola

Josep ELIES. - 4 versets per a Salmòdia

Rafael CREST. - Gaytilla de 8° tono

Per RABASSA. - Toccata de 8° tono

Miquel LÓPEZ. - Lleno III

Francesc LLUSSÀ. - Partit de mà esquerra

Joan CABANILLES. - Tiento « al vuelo »

Josep ELIES. - Pieza i Toccata cuarta (vivo-largo-vivo-largo-allegro)

Manuel ESPONA. - Sonata pastoral

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LES SAMEDIS MUSICAUX DE PRADES

71, rue du Palais-de-Justice, 66500 Prades Contacts/réservations : 04 68 96 11 35

E-mail : bernard-pecheur@wanadoo.fr Internet : samedis-musicaux.over-blog.com/

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